Sites PNAQ : maintenez vos abattements de quotas et bénéficiez des CEE spécifiques grâce à la démarche ISO 50001

Sites PNAQ : maintenez vos abattements de quotas et bénéficiez des CEE spécifiques grâce à la démarche ISO 50001

Comme un millier de sites industriels en France, votre site (dit « ETS ») est soumis au Plan National d'Allocation des Quotas carbone (PNAQ). Alors vous le savez sans doute : les évolutions réglementaires récentes rendent indispensable la mise en œuvre d'une feuille de route bas carbone. Vous avez déjà sauté le pas ? Découvrez comment maintenir vos abattements sur les quotas d'émissions. Vous souhaitez vous lancer ? Les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) peuvent vous y aider. Mais comment fonctionne le PNAQ ? Comment identifier les projets éligibles ? Et pourquoi la mise en place d'une démarche ISO 50001 est votre meilleur atout pour financer votre transition ? Suivez le guide présent sur notre blog pour le savoir.

Joseph Bassila

Joseph Bassila

27 octobre 2025 à 12:17

4 minutes de lecture

A retenir

  • Depuis l'allocation 2026-2030, les quotas gratuits sont réduits de 20 % pour l'exploitant qui n'applique pas les préconisations d'audit à moins de trois ans.

  • Les CEE spécifiques supposent une installation certifiée ISO 50001 dès l'engagement de l'opération. La sixième période court du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2030.

  • Un système de management de l'énergie certifié devient obligatoire au 11 octobre 2027 au-delà de 23,6 GWh de consommation annuelle moyenne d'énergie finale.

Le Plan National d'Allocation des Quotas en bref

Le Plan National d'Allocation des Quotas (PNAQ) a été validé par la Commission européenne en 2004. Il vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l'Union européenne. L'une des composantes clés de son fonctionnement est l'allocation de quotas, un quota représentant le droit d'émettre une tonne de CO2.

Le vocabulaire a évolué depuis. Les plans nationaux d'affectation des quotas correspondaient aux deux premières phases du dispositif, entre 2005 et 2012. L'allocation gratuite est harmonisée à l'échelle européenne depuis 2013 et le ministère de la Transition écologique désigne aujourd'hui le dispositif sous le nom de système d'échange de quotas d'émission de l'Union européenne, le SEQE-UE [1]. En France, il couvre un peu plus d'un millier d'installations, 1 059 en 2022 pour 84 MtCO2 [2], pour l'essentiel des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Une enveloppe est allouée par secteur : il revient aux entreprises des secteurs d'activités concernés de respecter les quotas d'émissions préétablis.

Réforme des quotas carbone (SEQE-UE) : passer à l'action pour maintenir les abattements de quotas

En mai 2023, une réforme de la directive 2003/87, qui constitue la base légale des Systèmes d'Échange de Quotas d'Émission dans l'Union Européenne (SEQE-UE), a changé la donne du marché carbone en l'encadrant plus strictement [3]. Maintenir vos abattements de quotas reste possible, à condition de traiter le sujet de l'efficacité énergétique.

Le mécanisme fonctionne comme une pénalité. L'article 10 bis, paragraphe 1 de la directive prévoit que la quantité de quotas alloués à titre gratuit est réduite de 20 % lorsqu'une installation soumise à l'obligation d'audit énergétique ou de système de management de l'énergie certifié n'applique pas les recommandations du rapport d'audit ou du système certifié [4]. Deux réserves figurent au texte : un délai d'amortissement des investissements supérieur à trois ans, ou un coût disproportionné. L'exploitant conserve également son allocation entière s'il démontre avoir mis en œuvre d'autres mesures de réduction des émissions équivalentes à celles qui étaient recommandées. La même réduction de 20 % frappe les installations dont les émissions dépassent le 80e percentile de leur référentiel de produit et qui n'avaient pas établi de plan de neutralité climatique au 1er mai 2024.

En droit français, le décret n° 2024-546 du 14 juin 2024 a créé les articles R. 229-7-1 et R. 229-7-2 du code de l'environnement, qui portent cette conditionnalité [5]. Elle s'applique à l'allocation de la seconde sous-période de la phase 4, soit 2026-2030. Elle vise les seules entreprises soumises à l'obligation d'audit énergétique, c'est-à-dire celles qui ne sont pas des PME au sens européen.

Une seconde aide dépend du même effort, la compensation des coûts indirects du carbone versée aux électro-intensifs. Le décret n° 2026-113 du 20 février 2026 a réécrit les articles D. 122-19 et D. 122-20 du code de l'énergie pour aligner le dispositif sur la directive efficacité énergétique [6]. Le bénéficiaire fournit un audit ou une revue énergétique de moins de quatre ans couvrant au moins 80 % de ses factures énergétiques, la certification ISO 50001:2018 valant alternative à l'audit. Les entreprises soumises à l'obligation d'audit déposent en outre un plan de performance énergétique auprès du préfet de région, avant le 30 novembre de l'année de présentation de l'audit [7]. Le prix du quota retenu pour le calcul de l'aide au titre de 2025 s'établit à 68,86 euros la tonne [8].

L'horizon compte autant que l'échéance immédiate. Pour les secteurs couverts par le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (acier, ciment, aluminium, engrais azotés, hydrogène), l'allocation gratuite s'éteint progressivement : 97,5 % maintenus en 2026, 51,5 % en 2030, puis plus rien à partir de 2034 [9]. Le régime définitif du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières s'applique quant à lui depuis le 1er janvier 2026 [10].

PNAQ et CEE spécifiques : comment financer vos opérations d'économies d'énergie ?

Pour financer vos investissements dans le cadre du PNAQ, des primes CEE spécifiques peuvent être mobilisées, à condition de respecter les critères d'éligibilité et de justifier des gains énergétiques associés.

Afin de réduire vos émissions et ne pas dépasser vos quotas d'émission autorisés, la mise en œuvre d'un plan d'action de décarbonation est indispensable. Le dispositif des primes CEE vous aide à financer vos opérations d'économies d'énergie. Il est entré le 1er janvier 2026 dans sa sixième période, qui court jusqu'au 31 décembre 2030 [11], sur la base d'une obligation annuelle de 1 050 TWh cumac [12]. Trois questions se posent alors : à quelles conditions un site sous quotas est éligible, comment repérer les projets qui le sont et comment se déroule un dossier.

Les conditions pour bénéficier des CEE

À noter que ce sont principalement les CEE spécifiques qui sont concernés. En effet, les CEE standards sont peu fréquents pour les sites PNAQ, car ils ne peuvent concerner que les usages indépendants de la consommation de combustibles émetteurs de CO2.

Les CEE standards les plus souvent mis en œuvre auprès des sites PNAQ sont les Systèmes de variation électronique de vitesse sur moteur asynchrone (IND-UT-102) et les Systèmes de régulation sur un groupe de production de froid permettant d'avoir une haute pression flottante (IND-UT-116). Ces deux fiches figurent toujours au catalogue des opérations standardisées en vigueur en 2026 [13].

L'indispensable Système de Management de l'Energie

Depuis 2019, les primes CEE spécifiques sont ouvertes aux sites soumis à quotas EU-ETS, à une condition : l'installation classée doit être couverte par un Système de Management de l'Énergie (SME) certifié ISO 50001. La certification ISO 50001 est donc indispensable pour bénéficier de CEE spécifiques.

Le calendrier s'est resserré depuis. L'article D. 221-20 du code de l'énergie exige que le système de management soit certifié à la date d'engagement de l'opération, la tolérance qui permettait de l'obtenir jusqu'au début du mesurage ayant pris fin avec les opérations engagées jusqu'au 31 décembre 2021 [14]. Le temps de retour brut de l'opération doit par ailleurs dépasser trois ans, calculé après valorisation des quotas gratuits, fixée à 73,23 euros la tonne de CO2 équivalent pour 2026 [15].

Une obligation de résultats

Pour qu'un site PNAQ puisse prétendre aux primes CEE spécifiques, un rapport de mise en service est demandé par les organismes financeurs et conditionne l'obtention de la totalité des financements. Pour les sites EU-ETS, il est obligatoire de fournir 6 mois de données prouvant la bonne performance de l'installation avant de déposer un dossier CEE. Cette durée de mesurage descend à deux mois lorsque l'opération donne lieu à une demande inférieure à 20 millions de kWh cumac [16].

Identifier les projets éligibles

Pour les sites EU-ETS, des lignes directrices précisent certains éléments pour les opérations spécifiques, telles que :

  • Durée de vie
  • Situation de référence
  • Durée et protocole de mesurage
  • Modes de calcul des économies d'énergie

Ces lignes directrices figurent aux quatre annexes de la décision du 15 juillet 2020, qui a abrogé et remplacé celle du 20 février 2020 [18]. Elles portent sur les points suivants :

  • Système de récupération de chaleur sur un groupe de production de froid
  • Récupération de chaleur fatale pour valorisation sur un réseau de chaleur ou vers un tiers
  • Production de chaleur par une chaufferie alimentée par des combustibles solides de récupération
  • Production de chaleur et d'électricité consommée sur site par une cogénération alimentée par des combustibles solides de récupération

Déroulé d'un dossier CEE spécifique : comment bénéficier de la prime ?

Les étapes pour bénéficer d’une prime CEE spécifique sont les suivantes :

  1. Identification des actions éligibles, sur la base d'informations techniques fournies par le site.
  2. Réalisation du dossier technique.
  3. Lancement de la démarche CEE par la signature d'une convention. Pour les sites PNAQ, la certification ISO 50001 doit être acquise à la date d'engagement de l'opération.
  4. Engagement des travaux, justifié par un devis signé ou une commande.
  5. Réalisation des travaux, démontrée par facture.
  6. Validation du dossier technique. Pour les sites PNAQ, cette validation implique de mesurer la performance énergétique sur 6 mois, ou sur 2 mois en dessous de 20 millions de kWh cumac.
  7. Finalisation du dossier administratif et signature d'une attestation sur l'honneur, accompagnée des données de mesurage attestant l'atteinte de la performance prévue.
  8. Dépôt et validation de la prime.

Abattement du TURPE pour les sites raccordés au réseau RTE

L'abattement de TURPE a été prévu par l'article 157 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, publiée au Journal officiel le lendemain [19]. Pour en bénéficier, il faut être certifié ISO 50001 et fournir un Plan de Performance Énergétique (PPE) à la DREAL. Deux paramètres commandent le résultat : le profil de soutirage du site et le respect des engagements pris dans le plan.

Le tableau annexé à l'article D. 341-9 du code de l'énergie retient quatre catégories de sites éligibles [20] :

  • Profil stable : soutirage annuel supérieur à 10 GWh et durée d'utilisation du réseau d'au moins 7 000 heures, pour une réduction de 81 %.
  • Grand consommateur d'électricité : soutirage annuel supérieur à 500 GWh et taux d'utilisation du réseau en heures creuses compris entre 0,40 et 0,44, pour 76 %.
  • Profil anti-cyclique : soutirage annuel supérieur à 10 GWh et taux d'utilisation en heures creuses d'au moins 0,44, pour 74 %.
  • Sites de stockage : 50 %, avec une décote de 10 points lorsque le rapport moyen sur trois ans entre énergie injectée et énergie soutirée reste inférieur à 70 %.

Ce PPE est un plan d'actions sur 5 ans, instruit et validé par la DREAL par délégation du préfet de région. Il est engageant : tous les ans, vous devez fournir un rapport d'avancement, justifiant des résultats atteints, des mesures rectificatives ou des actions abandonnées. L'article D. 351-5 du code de l'énergie fixe les délais : le plan est transmis au préfet de région au plus tard un an après la première attestation, le système de management de l'énergie est certifié dans les dix-huit mois et l'objectif de performance est atteint au terme de cinq ans [21]. La demande annuelle parvient au gestionnaire de réseau au plus tard le 30 novembre de l'année qui précède celle au titre de laquelle elle est faite [22].

L'enjeu financier suit le tarif lui-même. Le TURPE 7 est entré en vigueur le 1er août 2025 et la grille HTB, celle des sites raccordés au réseau de transport, a progressé de 3,34 % au 1er août 2026 [23]. Sur un site à profil stable, l'abattement de 81 % porte donc sur une assiette qui continue de croître.

Obtenir la certification ISO 50001 : un atout pour financer vos actions

La certification ISO 50001 devient de plus en plus incontournable pour bénéficier d'aides à l'investissement, qu'il s'agisse d'abattements de quotas carbone, d'obtention de CEE spécifiques ou de la réduction du TURPE. Elle a par ailleurs changé de statut depuis la parution de cet article.

Facultative jusqu'ici, elle relève désormais d'une obligation légale. L'article 25 de la loi n° 2025-391 du 30 avril 2025 impose un système de management de l'énergie certifié aux personnes morales dont la consommation annuelle moyenne d'énergie finale est supérieure ou égale à 23,6 GWh, au plus tard le 11 octobre 2027 [24]. En dessous de ce seuil et à partir de 2,75 GWh, un audit énergétique quadriennal s'impose, dont la première échéance était fixée au 11 octobre 2026 [25]. La consommation s'apprécie sur la moyenne des trois années civiles précédentes, autoconsommation d'énergie renouvelable produite sur site comprise [26]. L'audit comme le système de management couvrent au moins 80 % de la consommation finale de l'entreprise [27]. Le manquement expose à une amende plafonnée à 2 % du chiffre d'affaires hors taxes du dernier exercice clos, portée à 4 % en cas de nouvelle violation de la même obligation [28].

Le paysage des financements a lui aussi bougé. Le guichet d'inscription de la prime PRO-SMEn, qui versait 20 % des dépenses énergétiques annuelles dans la limite de 40 000 euros, a fermé le 1er octobre 2025, l'enveloppe de 280 primes étant épuisée [29]. Les entreprises déjà identifiées poursuivent leur dossier jusqu'au versement, les autres peuvent se tourner vers les dispositifs encore ouverts.

Deux leviers restent mobilisables au titre de 2026. Le programme PACTE Industrie, prolongé jusqu'en 2028 avec un budget de 46,5 millions d'euros, finance jusqu'à 80 % des accompagnements en management de l'énergie, de la construction d'une trajectoire d'investissements bas carbone ou de l'étude d'opportunité sur le mix énergétique [31]. La deuxième relève de l'appel à projets DECARB IND 25 est ouverte jusqu'au 7 septembre 2026 pour les projets réduisant plus de 1 000 tCO2eq par an, avec un investissement minimal de 3 millions d'euros [32].

La certification ISO 50 001 est un atout de taille dans votre trajectoire bas carbone. Elle vous permet de réaliser des économies substantielles en réduisant vos consommations énergétiques. De plus, elle renforce votre compétitivité en répondant aux exigences croissantes en matière de durabilité, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités commerciales. Enfin, elle offre une certification reconnue internationalement, renforçant la crédibilité de votre entreprise sur le marché et son engagement envers le développement durable. La France comptait 1 409 certificats ISO 50001 actifs fin 2022, contre 812 fin 2019 [33].

L'expertise Lemon Energy au service de votre décarbonation

Évidemment, la démarche ISO 50001 suppose des prérequis : produire des données et indicateurs fiables, définir une politique énergétique, structurer son organisation et surtout s'inscrire dans un suivi et une amélioration continue, gages d'un système de management documenté et vertueux.

Vous savez maintenant tout ce qu'il y a à savoir sur le Plan National d'Allocation des Quotas de CO2. Lemon Energy vous apporte ainsi son expertise dans la mise en œuvre de votre démarche ISO 50001, dans l'étude et la réalisation de dossiers CEE spécifiques ainsi que dans l'élaboration et le suivi de vos plans d'actions de décarbonation. Contactez-nous pour faire le point sur vos objectifs.

FAQ

Sources :

  1. 1.https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/marches-du-carbone-seqe-ue
  2. 2.https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/marches-du-carbone-seqe-ue
  3. 3.https://eur-lex.europa.eu/eli/dir/2023/959/oj?locale=fr
  4. 4.https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:02003L0087-20240301
  5. 5.https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049723495
  6. 6.https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053523823
  7. 7.https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/Espace-entreprises/Aide-financement/2025/FAQ_PPE_CCO2_2025.pdf
  8. 8.https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053202084
  9. 9. https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/marches-du-carbone-seqe-ue
  10. 10. https://taxation-customs.ec.europa.eu/carbon-border-adjustment-mechanism_en
  11. 11. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000052486193
  12. 12. https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/documents/2025-12-02%20Webinaire%20DGEC%20P6%20CEE%20vweb.pdf
  13. 13.https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/operations-standardisees-deconomies-denergie
  14. 14.https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000043635023
  15. 15.https://www.economie.gouv.fr/files/actes-BOAC/2025-12/ECOR2535986S_0_0.pdf
  16. 16.https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000039121080
  17. 17.https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000046816614
  18. 18.https://www.bulletin-officiel.developpement-durable.gouv.fr/documents/Bulletinofficiel-0031384/TRER2018556S.pdf
  19. 19.https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000031048151
  20. 20. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048477381
  21. 21.https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000048477395
  22. 22.https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000048476880/2023-11-30
  23. 23.https://www.cre.fr/fileadmin/Documents/Deliberations/2026/260521_2026-104_Evolution_TURPE_7_HTB.pdf
  24. 24.https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000051539193
  25. 25.https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000051539193
  26. 26.https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053201866